Lucie Félix Faure, Revue des Deux Mondes
“ N’éclaire-t-elle pas d’une incomparable lueur de beauté les mythes de Platon ? Ne déborde-t-elle pas des sonnets, des ballades et des canzoni de la Vita Nuova, jusque dans leur commentaire dantesque ? D’où provient-elle donc ? Dante nous a répondu. Son art est un art de vie intérieure, il le constate. Rien n’est plus léger, rien n’est plus subtil, rien n’est plus puissant qu’un souffle revêtu de la voix humaine, et les mots dans lesquels une âme a vibré, n’ont qu’à résonner sur des lèvres vivantes pour apparaître éternellement jeunes, beaux et radieux. ”
