Burlesque

Définition et enjeux

Portrait de Ferdinand Brunetière Ferdinand Brunetière,  Revue des Deux Mondes

“ Le propre du burlesque est de trouver en soi sa suffisante raison d’être. Mais sans. insister sur des distinctions, qui d’ailleurs ont leur importance, il nous suffit ici qu’en substance et au fond, le burlesque soit le « travestissement, » et ainsi, par définition, une altération ou une déformation de la nature.
Nous touchons le point capital. On croit communément de nos jours que l’art, en général, et la fiction poétique, en particulier, se seraient en tout temps proposé comme objet « l’imitation de la nature. » Il n’y a rien de moins conforme à la vérité de l’histoire.
”
Source : Wikisource

Charles Labitte,  Revue des Deux Mondes

“ Dans l’ancien burlesque, le ridicule est en dehors et le sérieux en dedans ; dans le nouveau, qui est un burlesque retourné, le ridicule est en dedans et le sérieux en dehors... Je veux vous donner une comparaison là-dessus. Le burlesque du Virgile travesti est une princesse sous les habits d’une villageoise, et le burlesque du Lutrin est une villageoise sous les habits d’une princesse ”
Source : Wikisource

Marcel Braunschvig,  Notre littérature étudiée dans les textes… (1931)

“ Le burlesque a consisté avant tout dans la parodie de certains genres littéraires qu'avait caractérisés leur progressif éloignement de la vérité : le portrait, qui peu à peu prit l'habitude de faire avec outrance l'éloge immérité des personnes ; le roman pastoral et le roman d'aventures, qui tombèrent très vite dans la fadeur de la galanterie convenue et dans l'extravagance des fantaisies les plus folles ; l'épopée et la tragédie, qui par amour de l'héroïque et du noble finirent par créer un monde artificiel de fausse et monotone grandeur. ”
Source : Gallica

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