Ida Saint-Elme,
Mémoires d'une contemporaine. Tome 2
“ Mon malheur est de t'avoir peu connue; le tien de m'avoir jugé comme les hommes qui t'environnent. Mon cœur ne sentit jamais rien de médiocre... Il s'était défendu de l'amour; tu lui as inspiré une passion sans borne... une ivresse qui le dégrade. Ta pensée était dans mon ame avant celle de la nature entière; ton caprice était pour moi une loi sacrée. Pouvoir te voir était mon souverain bonheur; tu es belle, gracieuse; ton ame douce et céleste se peint sur ta physionomie. J'adorais tout en toi; plus naïve, plus jeune, je t'eusse aimée moins. ”

