Ida Saint-Elme,
Mémoires d'une contemporaine. Tome 6
“ Au premier moment de sourire de la victoire, et avant cette arrivée inattendue des Prussiens, j'avais rencontré par un choc le maréchal Ney. Son premier mouvement fut de surprise, la réflexion fut de colère; à tout je ne répondis qu'en posant la main sur mon cœur et en disant: «Je n'ai pu agir différemment; ne pensez pas à moi.—Par Dieu, je le crois, j'ai bien autre chose à penser. La responsabilité de tant de braves sur les bras;» puis se laissant aussitôt entraîner à cet enthousiasme qu'il aimait à me voir partager: «J'espère, m'avait-il dit, que nous achèverons messieurs de l'Angleterre.» ”
