Dieudonné Rigau, Souvenirs des guerres de l'empire… (1846)
“ C'est comme cela que les choses se passent les trois quarts du temps en ce bas-monde. — La vie de l'esprit n'est nulle part plus intense que dans le silence et la solitude. — Un paysan, servait de guide en Allemagne, à un de nos détachements; les chemins, détrempés par la pluie, étaient des plus affreux : Dieu sait si nos soldats juraient ! « Bon courage, s'écria-t-il tout-à-coup, en apercevant le clocher du village : bon courage, répéta-t-il : voilà ma patrie! » — « Ta patrie ! dit un grenadier qui était embourbé jusqu'aux genoux : est-ce qu'on peut appeler cela une patrie ? » ”
