Jules Nollet-Fabert

Résumé

Jules Nollet-Fabert Histoire de Nicolas-Charles Oudinot… (1850)

Dans le courant du mois de mai, Davoust écrivait à ce sujet à son ami Oudinot :
« J'ai reçu ta lettre, mon cher Oudinot, je suis très tranquille sur la manière dont l'armée sera menée pendant mon absence; elle est en très bonnes mains. J'ai vu le premier Consul, à qui le ministre de la guerre avait déjà rendu compte de l'instruction, de la discipline et du bon esprit qu'il avait remarqué dans l'armée. Le dévouement et l'amour que nous lui portons l'ont vivement touché. Les marques de satisfaction qu'il m'a données sur l'armée sont notre récompense. »
Source : Gallica

Jules Nollet-Fabert Histoire de Nicolas-Charles Oudinot… (1850)

Dans une de ses charges brillantes , le général Pajol reçut dans le poitrail de son cheval un obus qui, en éclatant, fit sauter le général à plus de vingt-cinq pieds en l'air, lui cassa le bras gauche et lui fractura les côtes.
Laissé pour mort au milieu des combattants, il y aurait été oublié sans le dévouement et le courage de son premier aide-de-camp, le lieutenant-colonel Biot, et de ses officiers, qui l'enlevèrent et le conduisirent à l'ambulance.
Napoléon, en voyant l'état horrible du général, dit aux officiers de son état-major : « Si Pajol en revient, il ne doit plus mourir. »
Source : Gallica

Jules Nollet-Fabert Histoire de Nicolas-Charles Oudinot… (1850)

Arrivé au défilé montueux de Ponary, à deux lieues de Wilna, le spectacle fut affreux. Cette montagne commençait à se couvrir de débris de voitures , de caissons, de roues de chariots, de blessés et de morts ; on y mourait de froid; les vingt cuirassiers qui servaient d'escorte au maréchal, en sortant de Wilna, tombaient de cheval et ne se relevaient plus. Le nombre en diminuait à chaque instant. Le maréchal voyait tout et ne pouvait rien. La mort était sur tous les visages.
Qui rendra jamais ce qui se passa dans l'âme de chacun !
Source : Gallica

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