Marcellin de Marbot, Mémoires du général Bon de Marbot (1891)
“ Or, en pareil cas, les soldats prennent pour adversaires tous ceux des leurs qui courent pour venir se réunir à eux, et le nombre des ennemis qui les poursuivent paraît immense au milieu d'un nuage de poussière, tandis que, la plupart du temps, il n'est que d'une poignée d'hommes. C'est ce qui arriva ici. Les chevaliers-gardes, dispersés sur un vaste terrain et avançant toujours sans regarder derrière eux, simulaient, aux yeux des fuyards, un corps immense de cavalerie; aussi le désordre s'accrut et gagna un bataillon suisse au milieu duquel le général Saint-Cyr s'était réfugié. ”
