Résumé

Almanach des militaires français pour l'année 1855 ou Passe-temps de garnison (1855)

Napoléon, qui était un bon homme, les avait nourris d'or; ils devenaient gras à lard qu'ils ne voulaient plus marcher. De là sont venus les malheurs, parce qu'il y en a qui sont restés en garnison sans frotter le dos des ennemis derrière le dos desquels ils étaient, tandis qu'on nous poussait vers la France ; mais l'Empereur nous revient avec des conscrits, et de fameux conscrits, dont il changea le moral parfaitement, et en fit des chiens finis, à mordre quiconque. Malgré notre tenue sévère, voilà que tout est contre nous ; mais l'armée fait encore des prodiges de valeur.
Source : Gallica

Almanach des militaires français pour l'année 1855 ou Passe-temps de garnison (1855)

L'hommage public de la reconnaissance dont le Gouvernement a pris l'initiative envers le maréchal Ney, doit inspirer à tous les citoyens bien pensants, le désir de concourir, soit par une œuvre, soit par une offrande, à rendre le monument que l'on destine à perpétuer la mémoire du Héros de la Bérésina, digne des hauts-faits et de l'immense réputation dont Michel Ney a couvert la mère-patrie. Les guerriers tressailliront de bonheur en contemplant sur une des places de la ville de Metz, la statue vénérée de celui que l'immortelle armée qui succomba à Waterloo, avait surnommé le Brave des Braves.
Source : Gallica

Almanach des militaires français pour l'année 1855 ou Passe-temps de garnison (1855)

Pauvre homme, il était malade de voir ses aigles à contre lit de la victoire. Et ça lui en a donné une sévère, allez ! Arrive la Béréina. Ici, mes amis, l'on peut vous affirmer, par ce qu'il y a de plus sacré sur l'honneur, que, depuis qu'il y a des hommes, jamais au grand jamais, ne s'était vu de pareille fricassée d'armée, de voitures, d'artillerie, dans de pareilles neiges, sous un ciel pareillement ingrat. Le canon des fusils vous brûlait les mains, si vous y touchiez, tant il était froid.
Source : Gallica

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