Résumé

Théodose Burette Musée de Versailles : avec un texte historique… (1844)

Poniatowski devient nôtre, non sans quelque répugnance, le jour où le grand-duc de Berg, Joachim Murât, fit son entrée à Varsovie. C'était le 28 novembre 1806. Bientôt Napoléon lève tous les scrupules au nom de la liberté; mais les Polonais veulent avant tout leur existence politique, et s'ils combattent pour la France, c'est en leur nom et avec leurs couleurs nationales. Poniatowski a contre lui les précédents honteux de son oncle, et ce n'est qu'à force de courage et de dévouement qu'il triomphe des méfiances et marche à la popularité.
Source : Gallica

Théodose Burette Musée de Versailles : avec un texte historique… (1844)

Le soleil qui se leva pour éclairer la bataille d'Austerlitz n'est pas le soleil de tous les jours, c'est un astre ami qui veut être témoin du grand et du terrible spectacle que la fortune et la valeur allaient donner à la terre. Plus tard, Napoléon, dans son langage hyperbolique, l'invoquera avec non moins de bonheur. Le grand joueur avait dit au général Berthier: « Avant demain, cette armée est à moi. » Ses combinaisons étaient certaines ; la partie était belle : trois empereurs, deux contre un ; échec et mat à la Russie et à l'Autriche.
Source : Gallica

Théodose Burette Musée de Versailles : avec un texte historique… (1844)

Désigné avec le duc de Tarente et le duc de Vicence pour négocier au nom de la régence, il fut le premier qui annonça à Napoléon sa déchéance, et se tourna dès-lors vers la famille des Bourbons.
Commandant des dragons, des chasseurs et des chevau-légers-lanciers de France, chevalier de Saint-Louis, pair, gouverneur de la 6me division militaire, il se rallia franchement à la cause de Louis XVIII. Lors du débarquement de l'île d'Elbe, comme pour mettre une barrière infranchissable entre l'Empereur et lui, il se prit à maudire le dieu déchu; mais le dieu marchait toujours.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature