Auguste Pétiet, Souvenirs militaires de l'histoire contemporaine (1844)
“ Parti de l'île d'Elbe avec Napoléon, je commandai son avant-garde jusqu'à trois lieues de Lyon. Les troupes criaient Vive l'Empereur! Soldat et sujet, je crus n'avoir qu'à obéir à celui que je n'avais pas cru devoir abandonner, par cela même qu'il était malheureux. A Lyon je quittai le commandement, et l'empereur me dit: Cambronne, je vous confie le plan de ma plus belle campagne. Tous les Français m'attendent avec impatience ; vous ne trouverez partout que des amis : je ne veux pas que ma couronne coûte une seule goutte de sang à la France. ”
