Résumé

Octave Levavasseur Un officier d'état-major sous le premier Empire… (1914)

Fort de tout ce que j'avais vu et entendu, tant à Paris que dans les campagnes, fort surtout de l'approbation des deux maréchaux Ney et Berthier, je me hasardai à parler des mauvaises dispositions manifestées de toutes parts et de l'altération de l'esprit public : « Sire, dis-je à Napoléon, les Français attendent les Alliés avec plaisir. Pour eux, recevoir les Alliés est un mal moindre que la continuation de la guerre. » A ces mots, Bertrand se leva avec vivacité : « Qu'avez-vous dit, monsieur? Vous trompez l'Empereur. Rien de ce que vous venez de dire n'est exact. »
Source : Gallica

Octave Levavasseur Un officier d'état-major sous le premier Empire… (1914)

L'esprit de la troupe est préférable à toutes les fortifications. Quand le soldat a l'idée de se battre à l'abri de remparts, il n'est plus bon que pour la défensive : il cesse d'être l'égal de l'ennemi qui, l'attaquant en plaine, n'a d'autre rempart que sa poitrine.
L'Empereur était pénétré de ces vérités. A Austerlitz, voulant à tout prix gagner la bataille, il ne prit pas de dispositions qui auraient pu altérer ce moral et donner au soldat l'idée de regarder en arrière; il savait qu'une armée française, qui marche au combat avec la pensée de la retraite, est à moitié battue.
Source : Gallica

Octave Levavasseur Un officier d'état-major sous le premier Empire… (1914)

Pendant ces allées et venues, un combat des plus meurtriers était engagé pour gagner enfin le plateau de Craonne, et déjà le maréchal Ney en atteignait la crête, lorsque nous débusquâmes sur le flanc de l'ennemi avec notre artillerie, ce qui détermina sa retraite. Cependant, sur le champ de bataille, un grand ravin nous séparait encore du gros des Russes; il fallut à notre brave armée des efforts incroyables pour marcher
au milieu d'une grêle de balles et de mitraille.
Source : Gallica

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