Just-Jean-Étienne Roy, Les Français en Russie : souvenirs de la campagne de 1812 et de deux ans de captivité en Russie (1863)
“ Cependant le jour s'écoule, et Moscou reste morne, silencieuse et comme inanimée. L'anxiété de l'empereur s'accroît; l'impatience des soldats devient plus difficile à contenir. Quelques officiers ont pénétré dans l'enceinte de la ville. « Moscou est déserte! » Napoléon ne peut croire à cet événement; il envoie plusieurs aides de camp s'assurer de l'état des choses; bientôt ils reviennent, les rapports se succèdent, tous s'accordent : les trois cent mille habitants de Moscou l'ont abandonnée, et le silence du désert règne dans ses rues, dans ses temples et dans ses palais. ”
