Résumé

Just-Jean-Étienne Roy Les Français en Russie : souvenirs de la campagne de 1812 et de deux ans de captivité en Russie (1856)

Ce qu'il faudrait à ce peuple pour le préparer et l'amener à cette civilisation, à laquelle il aspire depuis si longtemps en vain , c'est une religion qui console, soutienne et encourage le pauvre dans ses souffrances, qui apprenne au riche et au puissant à être compatissants et charitables pour les pauvres, qui dise à l'esclave : Tu es chrétien, et cette dignité est un titre au-dessus de tous les titres de la terre ; obéis sans bassesse, sans lâche complaisance, à tout ce qui te sera commandé par ceux qui ont autorité sur toi, mais seulement dans ce qui n'est pas contraire à la loi de Dieu
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy Les Français en Russie : souvenirs de la campagne de 1812 et de deux ans de captivité en Russie (1863)

Après ce qu'il vient de voir et d'entendre, Napoléon entre tout pensif dans le Kremlin.
« A la vue de ce palais, à la fois gothique et moderne, des Romanof et des Rurik, de leur trône encore debout, de cette croix du grand Ivan, et de la plus belle partie de la ville que le Kremlin dominè, et que les flammes, encore renfermées dans le bazar, semblent devoir respecter, il reprend son premier espoir. Son ambition est flattée de cette conquête; on l'entend s'écrier : « Je suis donc enfin dans Moscou, dans l'antique palais des czars, dans le Kremlin ! »
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy Les Français en Russie : souvenirs de la campagne de 1812 et de deux ans de captivité en Russie (1863)

Je ne pouvais me lasser d'admirer la campagne aux environs de Goursouf. On se croirait au milieu des plus beaux sites de nos provinces méridionales plutôt qu'en Russie. Partout une végétation riche et luxuriante couvre la terre; la vigne, l'olivier, le grenadier, l'oranger, le citronnier, embaument l'air de leurs parfums, et réjouissent la vue de leur fèuillage varié. On ne saurait se figurer combien ce spectacle avait d'attraits pour moi surtout, dont les yeux depuis deux ans n'étaient accoutumés qu'à la triste monotonie des steppes des bords du Volga.
Source : Gallica

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