Résumé

Philippe de Ségur Histoire de Napoléon et de la grande armée… (1852)

Mais des obus avaient embrasé, derrière eux, cette ville de bois ; en reculant, ils rencontrent l'incendie : le feu les repousse sur le feu ; les recrues russes fanatisées s'acharnent; nos soldats s'indignent; on se bat corps à corps : on en voit se saisir d'une main, frapper de l'autre, et, vainqueur ou vaincu, rouler au fond des précipices .et dans les flammes sans lâcher prise. Là, les blessés expirent, ou étouffés par la fumée pu dévorés par des charbons ardents. Bientôt
leurs squelettes, noircis et calcinés, sont d'un aspect hideux quand l'œil y démêle un reste de forme humaine.
Source : Gallica

Philippe de Ségur Histoire de Napoléon et de la grande armée… (1852)

Mais enfin avec cette quatrième journée finit l'espoir. La nuit n'amena qu'un repos fatigant. On s'accusait du malheur de Ney, comme s'il eût été possible - d'attendre plus longtemps le troisième corps dans les plaines de Krasnoé, où il eût fallu combattre vingt-huit heures de plus, quand il ne restait de forces et de munitions que pour une heure.
Déjà, comme dans toutes les piertes cruelles, on s'attachait aux souvenirs. Davout avait quitté le dernier l'infortuné maréchal, et Mortier et le vice-roi
lui demandaient quelles avaient été ses dernières paroles !
Source : Gallica

Philippe de Ségur Histoire de Napoléon et de la grande armée… (1852)

Moscou elle-même devait être la grande machine infernale, dont l'explosion nocturne et subite dévorerait l'empereur et son armée. Si l'ennemi échappait à ce danger, du moins n'aurait-il plus d'asile, plus de ressources ; et l'horreur d'un si grand désastre, dont on saurait bien l'accuser, comme on avait fait de ceux de Smolensk, de Dorogobouje, de Viazma et de Gjatz, soulèverait toute la Russie.
Source : Gallica

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