Philippe de Ségur, Histoire de Napoléon et de la grande armée… (1852)
“ Mais des obus avaient embrasé, derrière eux, cette ville de bois ; en reculant, ils rencontrent l'incendie : le feu les repousse sur le feu ; les recrues russes fanatisées s'acharnent; nos soldats s'indignent; on se bat corps à corps : on en voit se saisir d'une main, frapper de l'autre, et, vainqueur ou vaincu, rouler au fond des précipices .et dans les flammes sans lâcher prise. Là, les blessés expirent, ou étouffés par la fumée pu dévorés par des charbons ardents. Bientôt leurs squelettes, noircis et calcinés, sont d'un aspect hideux quand l'œil y démêle un reste de forme humaine. ”
