Philippe de Ségur, Histoire de Napoléon et de la grande armée…
“ Bientôt l'Europe ne suffirait plus: il faudrait l'Asie.»Plusieurs, parmi nos alliés sur-tout, osèrent penser qu'on perdrait moins à une défaite qu'à une victoire; un revers dégoûterait peut-être l'empereur de la guerre; du moins la mettrait-il plus à notre portée.Les généraux les plus rapprochés de Napoléon s'étonnaient de sa confiance. «N'était-il pas déjà comme sorti de l'Europe; et si l'Europe se soulevait contre lui, il n'aurait donc plus que ses soldats pour sujets, que son camp pour empire; encore le tiers en étant étranger, lui deviendrait ennemi.» Ainsi parlèrent Murat et Berthier. ”
