Résumé

Mortonval Histoire de la guerre de Russie en 1812 (1831)

La marche rétrograde des Russes pendant près de cent lieues, depuis les bords du Niémen, les avait rapprochés de leurs ressources, et la vive excitation donnée derrière eux à la masse populaire par les prêtres et les nobles, à la voix du souverain, commençait à porter des fruits: les recrues abondaient dans les dépôts de réserve ; des corps se formaient à la hâte ; on épuisait à dessein, de subsistances et de moyens de transport, les contrées où la guerre pouvait se porter en avant de Moskou ; et l'on rassemblait
au loin de grands approvisionnemens hors de la portée des Français.
Source : Gallica

Mortonval Histoire de la guerre de Russie en 1812 (1831)

Alors s'engagea ce célèbre combat d'artillerie, le plus sanglant dont la mémoire de nos vieux guerriers ait gardé le souvenir, et que Napoléon appela une bataille des géans.
Plus de trois cents bouches à feu, de chaque côté, vomissaient à la fois la mort. Jamais spectacle plus imposant ni plus terrible ne frappa les regards. L'artillerie française ne tarda pas à prendre une visible supériorité ; les Russes, plus exposés, souffraient aussi davantage de cette épouvantable grêle de mitraille et de boulets : ils tombent par centaines, la masse demeure
Source : Gallica

Mortonval Histoire de la guerre de Russie en 1812 (1831)

Aussi le combat dura-t-il tout le jour avec des succès divers; il fut très-acharné et coûta de part et d'autre de grandes pertes; toutefois, à l'approche de la nuit, une double attaque, faite simultanément par les Autrichiens et les Saxons, eut pour résultat d'emporter un plateau que les Russes défendaient en désespérés; forcés de fuir, ils se voyaient menacés d'être rejetés sur un marais profond et sans espoir de retraite, lorsque l'obscurité, qui mit un terme à cette lutte sanglante, permit à Tormasoff d'échapper au danger en abandonnant à la hâte le champ de bataille.
Source : Gallica

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