Alfred Assollant

Alfred Assollant

Résumé

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant 1812. Campagne de Russie (1866)

L'hiver approchait. Il fallait se décider. Allait-on bivaquer à Moscou? Daru, intendant général de l'armée, le conseillait, se faisant fort de trouver des vivres pour six mois. — « C'est un conseil de lion, » dit l'Empereur; mais ni lui ni ses généraux ne pouvaient perdre Paris de vue. Rester à Moscou, c'était se condamner à ne pas revoir la France avant un an au moins. Personne n'en avait le courage.
Braver les boulets, les baïonnettes, les balles et la mitraille, c'était chose facile, mais braver l'ennui d'un hiver de huit mois était au-dessus des forces de tous.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant 1812. Campagne de Russie (1866)

Déjà le plus intrépide et le plus renommé de tous, Masséna, envoyé, contre son gré, en Portugal, avait donné des marques de lassitude, et avait été rappelé. Murât, heureux de vivre à Naples, de n'être plus sous la pesante main de l'empereur, et de régner, rêvait de faire sa paix particulière avec l'Europe. Bernadotte, à peine élu roi de Suède, offrait son alliance aux Russes et aux Anglais. Napoléon, se sentant menacé par ses propres lieutenants, devenus ses vassaux, les menaçait à son tour, et l'exemple du roi de Hollande, son propre frère, était bien fait pour effrayer tous les autres.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant 1812. Campagne de Russie (1866)

Cet Anglais tenace, qui n'avait gagné encore aucune victoire véritable (la première fut celle de Salamanque, 21 juillet 1812) , mais qui restait planté comme un pieu sur les champs de bataille de Talavera, de Busaco, de Fuentes de Ofloro et qu'on n'avait pas pu déraciner, relevait l'espoir des� ennemis de la France. Si les Russes imitaient ce dangereux exemple, et, s'adossant aux glaces du pôle et aux monts Ourals, attendaient de pied ferme l'attaque de Napoléon, il voyait trop bien que l'art le plus consommé ne pourrait rien contre la nature des choses et contre le désespoir des peuples.
Source : Gallica

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