Résumé

Analyse de l'"Histoire de Napoléon et de la grande armée en 1812… (1824)

« Napoléon, parvenu sur une hauteur, vit, dans un nuage de poussière , de longues et noires colonnes d'où jaillissoit le reflet d'une multitude d'armes ; ces masses s'avançoient si rapidement qu'elles sémbloient courir.
C'étoit Barclay, Bagration , près de cent vingt mille hommes, enfin toute l'armée russe. A cette vue, Napoléon , transporté de joie, frappa des mains , et s'écria : « Enfin , je les tiens. » Les deux généraux arrivèrent hors d'haleine sur les hauteurs de la rive droite. Ils ne respirèrent qu'en se voyant encore maîtres des ponts qui réunissent les deux villes. »
Source : Gallica

Analyse de l'"Histoire de Napoléon et de la grande armée en 1812… (1824)

Le froid, l'inanition, les avoit détachés de leurs colonnes. La plupart, attirés par la vue de quelques sentiers latéraux, se dispersent dans les champs, dans l'espoir d'y trouver du pain et un abri pour la nuit; ils ne rencontrent que des cosacks et une population armée qui les entourent, les blessent, les dépouillent, et les laissent, avec des rires féroces, expirer tout nus sur la neige. Tous ceux qu'ils n'ont point achevés avec leurs piques et leurs haches, ils les ramènent sur la fatale et dévorante grande route.
Source : Gallica

Analyse de l'"Histoire de Napoléon et de la grande armée en 1812… (1824)

Mais partout il rencontre des feux ennemis ; il erre au hasard pendant plusieurs heures, dans des
clames de neige, au travers d'un ouragan impétueux; il voit à chaque pas ses soldats, saisis de froid, exténués de faim et de fatigue, tomber à demi-morts dans les mains de la cavalerie- russe, qui le poursuit sans relâche. La terre même manque sous ses pieds. Trompé par la neige, il s'étoit engagé sur la glae, encore trop foible, d'un lac prêt à l'engloutir : alors seulement il cède et rend ses armes.
Source : Gallica

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