Résumé

Pierre Paul Denniée Itinéraire de l'empereur Napoléon pendant la campagne de 1812 (1842)

A deux heures, l'Empereur monte à cheval pour la seconde fois; son activité première a reparu avec le péril; il voit tout, il prévoit tout, il est partout comme aux plus beaux-jours de sa gloire. Il se porte d'abord à l'extrême gauche, et parcourt seul avec le vice-roi les bords de la petite rivière de Cologza, qui sépare nos avant-postes de ceux de l'ennemi; il s'y arrête assez long-temps à portée de voix des bivouacs russes sans être inquiété, si bien qu'on aurait pu
croire qu'on se fût tacitement promis, à la veille de cette mémorable journée, de ne commettre aucune agression.
Source : Gallica

Pierre Paul Denniée Itinéraire de l'empereur Napoléon pendant la campagne de 1812 (1842)

Impatient de faire cesser le carnage, l'Empereur donne l'ordre de s'emparer de cette gigantesque batterie à épaulement et fossés. A cet ordre, le général Caulaincourt, jugeant que l'infanterie a besoin d'être excitée, dispose sa troupe, tourne la batterie, s'élance à la tête du 5e régiment de cuirassiers et tombe frappé mortellement en pénétrant dans son enceinte.
L'infanterie soutient ce mouvement.
La rage anime tous les cœurs, on oublie ses affections pour arracher la victoire des mains de l'ennemi ; les Russes se défendent comme des lions ; les Français combattent comme des héros.
Source : Gallica

Pierre Paul Denniée Itinéraire de l'empereur Napoléon pendant la campagne de 1812 (1842)

En effet, Moscou, c'était la paix! c'était une paix glorieuse !
Le mouvement des deux armées s'exécute simultanément; le roi de Naples et le maréchal Ney ont franchi le pont de la Moskowa; officiers et soldats, Français et Russes, se pressent, se confondent.
Le roi est lui-même au milieu des Russes ; il s'arrête, et élevant la voix : — « Y a-t-il ici un officier qui parle » français? »
Source : Gallica

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