Pierre Daru,
L’astronomie, poème en six chants
“ Pâle comme Cérès, comme elle imperceptible. Ce n’est pas tout encor ; Vesta sur son autel (29) Rallume un chaste feu désormais immortel, Et la fière Junon pour Harding s’est montrée. Nouvelles déités de la sphère éthérée, Parlez, que venez-vous enseigner aux humains ? Laissez-vous contempler, dites-nous vos destins ; Notre œil vous suit à peine en votre route obscure, Et déjà le calcul vous pèse et vous mesure : À ses efforts savants ne vous dérobez pas. Est-il vrai qu’un degré qui s’enfuit sous nos pas De vos pôles entre eux égale la distance ? ”
