Charles Bigot, Gloires et souvenirs militaires… (1894)
“ Les officiers trouvèrent à Kowno leurs portemanteaux ; il n'y avait aucun moyen de les emporter ; chacun prit dans le sien ce qui pouvait lui servir et abandonna le reste, trop heureux de sauver sa vie pour songer à rien regretter. Vers le soir, l'ordre de départ arriva; le 3e corps devait ouvrir la marche, suivi des Bavarois et des restes de la division Loison. Nous traversâmes Kowno au milieu des morts et des mourants. On distinguait, à la lueur des feux des bivouacs encore allumés dans les rues, quelques soldats qui nous regardaient passer avec indifférence ”
