Frédéric Kohn-Abrest

Élements biographiques

Frédéric Kohn-Abrest Zig-zags en Bulgarie (1879)

Cela fait l’effet d’un baume ; les poumons se dilatent, le pouls bat plus fort, on respire avec volupté l’air chargé des senteurs encore toutes fraîches et pénétrantes du printemps.
Mais, pareille à une coquette parée de tous ses atours, qui se fait un jeu d’exciter l’admiration, puis qui se dérobe au moment où elle vient d’allumer les désirs, le printemps éblouissant s’était changé en trombe d’eau avant même que nous eussions atteint la porte cochère de l’hôtel Slowensky-Bazar qui est à Moscou ce que Dehmouth est à Saint-Pétersbourg. Quelle averse !
Source : Gutenberg

Frédéric Kohn-Abrest Un printemps en Bosnie (1887)

Les Tziganes de Tuzla sont musulmans, ils portent le costume turc, la plupart du temps, il est vrai, en loques, et ils observent rigoureusement aussi les préceptes de la loi de Mahomet, sauf, disons-le, certaines infractions au chapitre des spiritueux. Ils aiment la société et se réunissent, pendant de longues heures, jusque bien avant dans la soirée, dans des petits cafés, grands comme une chambrette d’étudiant, dont le luxe consiste en nattes étendues par terre, mais où les consommateurs paraissent goûter avec plaisir la bouillie noire qu’on leur sert et s’amusent beaucoup à différents jeux.
Source : Gutenberg

Frédéric Kohn-Abrest Zig-zags en Bulgarie (1879)

Le colonel Pawlosk, commandant la place, les officiers, les médecins de l’hôpital s’étaient mis sous les armes, on avait commandé un bataillon d’infanterie avec la musique. Des agents de police en grand nombre contiennent le public, qui cherche, mais en vain, à enfreindre la consigne, et à se répandre sur le quai.
A l’heure annoncée le train entre en gare, la musique joue l’hymne national, le drapeau s’incline et les militaires poussent des hourrahs étourdissants. La portière d’un wagon s’ouvre et l’empereur paraît, fatigué, visiblement impatienté, de fort mauvaise humeur.
Source : Gutenberg

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