Frédéric Kohn-Abrest, Un printemps en Bosnie (1887)
“ Les Tziganes y mettent un entrain épileptique ; les sauts en l’air, les contorsions, les déhanchements auxquels ils se livrent sont dignes d’acrobates les plus délurés. C’est la véritable sarabande macabre, et on dirait que les membres des danseurs vont craquer et que leurs os s’entre-choquent sous leur peau. Assurément un bal en plein air, que se donnent à eux-mêmes les Tziganes de Tuzla, est un spectacle digne de tenter la palette d’un peintre de genre, comme tant de tableaux que l’on voit en Bosnie et qui mériteraient d’être fixés par le pinceau. ”
