Résumé

William Rey Autriche, Hongrie et Turquie, 1839-1848 (1849)

D'abord, sous le point de vue matériel, un des fléaux de la contrée ne tarde pas à se révéler au premier souffle de vent ; c'est un linceul de sable fin comme celui du désert, et dont la ville est en un clin d'œil enveloppée, le jour obscurci, et l'air rendu irrespirable ; ces colonnes de poussière, aussi épaisses que les brouillards de Londres, passent sur le toit de l'hôtel, s'abattent dans la cour, sur le quai et le fleuve, et cachent pour des heures entières la vue non pas seulement de la rive opposée, mais de celle même où nous sommes.
Source : Gallica

William Rey Autriche, Hongrie et Turquie, 1839-1848 (1849)

Le pouvoir que la femme retient toujours sur l'autre sexe est, dans ce pays, en d'indignes mains ; son monde à elle c'est l'égoïsme. Elle est indifférente à l'opinion, elle n'a pas de public, même dans ses proches parents qui ne peuvent la visiter ; la religion est censée, chose au-dessus de sa portée ; son âme passe pour être d'une espèce inférieure, à peu près comme la petite place de tolérance réservée pour elle dans les mosquées. Les Turcs parlent toujours de leurs femmes, comme d'animaux rusés, gracieux, prodigieusement difficiles à manier, mais valant quelquefois la peine qu'ils donnent.
Source : Gallica

William Rey Autriche, Hongrie et Turquie, 1839-1848 (1849)

Nous montons sur le bateau à vapeur, et le voyage commence sur le bas Danube proprement dit ; c'est-à-dire sur cette longue ligne du fleuve placée entre la Valachie, la Moldavie et la Russie d'un côté, et la Bulgarie de l'autre jusqu'à la mer.
Adieu désormais aux lueurs naissantes de civilisation dont on apercevait des traces en Hongrie ; c'est le domaine de l'esclavage, de la misère, c'est la nuit où nous entrons.
Source : Gallica

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