Paul Féval, La Vampire (Les Drames de la mort)
“ C’est mon pays qui produit cette liqueur des princes et des reines. À l’endroit où la Save, toujours chrétienne, va se perdre dans le Danube qui va finir, musulman, à Semlin, près de Belgrade, les jeunes filles chantent la ballade de l’Ambre, tandis que chaque amant cueille une perle de tokay sur la lèvre de sa maîtresse, dans un souriant baiser. Une larme d’or tremblait sur le corail de sa bouche. René la but et il lui sembla que cette goutte d’ambroisie était l’ivresse même et la volupté. Ses tempes battaient, son cœur se serrait en un spasme fait d’angoisses et de délices. ”
