Charles DeGuise

Résumé

Charles DeGuise,  Le Cap au diable

“ À mesure qu’il parlait, l’attention du curé se trouvait, de plus en plus éveillée. Entraîné par la chaleur du récit, ce ne fut que quand il eut fini de parler que M. St.-Aubin s’aperçut de l’émotion extraordinaire de celui qui l’écoutait et qu’il vit des larmes couler de ses yeux.
— M. St.-Aubin, répétait le bon prêtre, comme se parlant à lui-même : Oh ! mon Dieu ! mon Dieu ! serait-il possible ?
Puis dominant son émotion :
— Une femme, dit-il, d’une condition qui n’est pas ordinaire, est aujourd’hui la seule survivante du naufrage du « Boomerang » Et cette femme est une dame acadienne.
”
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Charles DeGuise,  Le Cap au diable

“ « Madame, lui répondit celui-ci, d’une voix émue et avec noblesse, Dieu m’est témoin que si j’ai tâché de vous être utile jusqu’ici, ce n’est pas dans l’espoir d’une récompense ; je donnerais volontiers ma vie pour pouvoir vous rendre ce que vous avez perdu ; mais de grâce n’allez pas vous désespérer ! À deux pas d’ici est ma pauvre cabane, la vieille Martine, votre servante, vous y attend. J’ai pu sauver quelques linges et des provisions. Venez, Madame, et tant que Jean Renousse pourra porter un fusil, vous et la petite ne manquerez pas de nourriture et de vêtements. » ”
Source : Wikisource

Charles DeGuise,  Le Cap au diable

“ Il est si bon pour nous que nous craignons de faire quelque chose qu'il n'aimerait pas.
—Mais, dit M. St.-Aubin, en la regardant plus attentivement, tu n'es pas une fille d'un sang indien; je le vois à tes yeux, à tes traits et à ton teint. C'est beau, ma soeur, ajouta-t-il, en s'adressant à la femme de Jean Renousse, d'avoir pris soin de cette enfant qui paraît tant l'aimer; sans doute que tu l'auras recueillie dans quelque pauvre famille dénuée de tout.
”
Source : Gutenberg

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