Amédée Martel

Élements biographiques

Amédée Martel La grande Chartreuse, ou Ma dernière étape (1862)

Où la famille s'aime, où jamais une embûche Ne s'ouvrit sous les pas du touriste égaré!
Ambert! je t'ai pleuré sur les monts, dans la plaine, Aux sentiers du Sahel, aux jardins de Blidah ; J'ai murmuré ton nom au pays de l'Hellène, Aux murs du Parthénon, aux flancs du mont Ida; Sous le ciel étoilé de l'indolente Espagne, Aux enivrants parfums des jaunes citronniers, Mon cœur a préféré l'éclair de la montagne, L'arome du sapin , la neige des pruniers.
Pour tant d'amour, as-tu quelque chose en échange ?
Tes murs m'ont-ils gardé les amis d'autrefois ; Le sourire béni du vieillard et de l'ange
Source : Gallica

Amédée Martel La grande Chartreuse, ou Ma dernière étape (1862)

La prière est la dîme que les enfants des hommes doivent payer au Seigneur.
C'est la myrrhe du cœur, l'éternel encens que brûlent aux pieds du trône, les anges et les saints.
La prière, c'est le pardon, c'est la colombe de l'arche rapportant le rameau d'olivier.
Hélas! mon Dieu, semblable à la fleur desséchée dont la couronne n'a plus de beauté, le calice, de parfums r mon cœur flétri n'a plus d'offrandes à vous faire, mes lèvres oublieuses même de votre nom, n'ont plus d'hymnes à vous chanter.
Source : Gallica

Amédée Martel La grande Chartreuse, ou Ma dernière étape (1862)

Et l'homicide flot, et le gouffre béant, Ouvraient au désespoir les portes du néant.
Marche ! dit une voix des hauteurs descendue ; Sur l'abîme des cœurs, voix toujours suspendue.
Personne aux jours comptés en vain n'attentera.
Marche ! dans le désert ma main te guidera.
Sous le versant ombreux d'une roche géante , Le grand Som, du désert sentinelle puissante ,
Il est une oasis que Dieu, plein de bonté, Plaça comme un sourire en ces lieux tourmentés.
Source : Gallica

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