Amédée Martel, La grande Chartreuse, ou Ma dernière étape (1862)
“ Où la famille s'aime, où jamais une embûche Ne s'ouvrit sous les pas du touriste égaré! Ambert! je t'ai pleuré sur les monts, dans la plaine, Aux sentiers du Sahel, aux jardins de Blidah ; J'ai murmuré ton nom au pays de l'Hellène, Aux murs du Parthénon, aux flancs du mont Ida; Sous le ciel étoilé de l'indolente Espagne, Aux enivrants parfums des jaunes citronniers, Mon cœur a préféré l'éclair de la montagne, L'arome du sapin , la neige des pruniers. Pour tant d'amour, as-tu quelque chose en échange ? Tes murs m'ont-ils gardé les amis d'autrefois ; Le sourire béni du vieillard et de l'ange ”
