Félicie Houry

Résumé

Félicie Houry L'esprit de toutes choses (1873)

Demandons cette pluie divine ; sollicitons-la avec ferveur. Un travail en nous s'opère comme celui de l'arbre, alors qu'arrive le printemps; la prière, l'amour de Dieu, la lutte, voilà ce qui fait sortir ce feuillage nouveau ; il frémit et s'agite sous le souffle de la grâce dans l'atmosphère intérieure qui enveloppe notre âme : chacune de ces branches de l'arbre planté par Dieu au fond du cœur, a le nom d'une vertu ; et toutes s'animent et grandissent; les unes rapidement, les autres avec lenteur sous le rayon de l'Esprit-Saint, soleil invisible de l'âme.
Source : Gallica

Félicie Houry L'esprit de toutes choses (1873)

Le lierre est souple comme la tendresse, et il a aussi dans son feuillage un peu de la fermeté du myrte et de ses teintes sombres.
Le myrte est l'emblème de l'amour-puissance, de l'amour-vertu, l'amour tiré de Dieu. La rose est le symbole des amours éphémères ; elle s'effeuille aisément, plaît au regard; mais la vue du cœur ne peut pas la saisir. Le myrte a de la consistance; mais le voit-on s'attacher comme le lierre? même dans la physionomie de ce mot myrte on respire l'amertume... les larmes sont ce qui forme l'amour, qui n'est pas d'essence terrestre.
Source : Gallica

Félicie Houry L'esprit de toutes choses (1873)

Que voyons-nous encore derrière les brouillards de l'atmosphère? Parfois ce n'est pas l'œil corporel qui contemple... distrait, il oublie presque de voir; c'est le cœur qui saisit; le vague domine toute notre âme ; la pensée n'est plus distincte ; la vue du coeur saisit le rêve, et c'est avec lui qu'elle contemple ce qu'elle aime sur la terre et dans les cieux.
Eh bien, à travers la foi religieuse... oui, dans son clair-obscur, regardons avec cette vue pénétrante du coeur toutes les âmes sympathiques ; transportons-les dans ce rêve à la fois immuable et mouvant, ce rêve éternel...
Source : Gallica

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