Résumé

Jules-Philippe Heuzey Lucie Félix-Faure Goyau : sa vie et ses oeuvres… (1918)

Le cœur, lui aussi, fait son apprentissage; dès le début de la jeunesse la souffrance l'introduit dans la vie. Il y a la souffrance qui vient des hommes, qu'apportent les événements, il y a les déceptions du cœur avide de se donner et qui choisit mal l'objet de son élection, il y a les souffrances que le monde appelle imaginaires, parce qu'elles ne frappent que les natures trop riches de sensibilité : souffrance de trouver la réalité inférieure au rêve, non pas à un rêve quelconque de bonheur humain, mais à l'idéal qu'on portait en son âme, sentiment douloureux du tout passe, tout lasse!
Source : Gallica

Jules-Philippe Heuzey Lucie Félix-Faure Goyau : sa vie et ses oeuvres… (1918)

C'est à l'Élysée qu'elle écrit :
Il suffit qu'un cœur éclate d'amour pour que le monde soit plein.
Combien d'hommes cherchent à vivre la vie selon la vérité ? Combien descendent jusqu'au fond d'eux-mêmes ? On se garde de s'interroger. On voit les autres vivre et l'on se contente de faire comme eux. A chaque instant on repousse une idée, on étouffe une inquiétude et puis on se lance dans le tourbillon. On ne s'écoute pas penser de peur que l'âme n'arrive à prendre trop de conscience. Un Pascal, un Newman cherchent avant tout à vivre la vie de leur âme.
Source : Gallica

Jules-Philippe Heuzey Lucie Félix-Faure Goyau : sa vie et ses oeuvres… (1918)

La vie intérieure, ce sanctuaire où l'âme converse seule à seule avec Dieu, où plus grande est la part faite aux choses divines, plus les choses humaines sont enrichies ! C'est notre égoïsme qui élève une barrière entre nous et les autres hommes ; celui qui a une vie intérieure intense, se dépersonnalise à mesure qu'elle augmente. « Il faut qu'Il croisse et que je diminue », s'écrie Lucie dans son Journal intime. C'est en
Dieu qu'elle puisera l'oubli de soi, Dieu qu'elle respectera dans les autres âmes, car elle les considérera comme des sanctuaires.
Source : Gallica

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