Jules-Philippe Heuzey

Élements biographiques

Jules-Philippe Heuzey,  Lucie Félix-Faure Goyau : sa vie et ses oeuvres… (1918)

“ Mais, un jour, étant au jardin, Lucie comprit qu'il manquait à sa poupée ce qu'il fallait, non pas pour lui rendre son amour, mais pour le comprendre. La phrase qu'elle écrivit plus tard, elle la concevait presque avec son cœur d'enfant : « Aimer, c'est souffrir quand on aime sans Dieu. L'excès de notre amour retombe douloureusement sur notre propre cœur1 ! »
Et Lucie demanda à Dieu, avec quel élan ! que Marie-Jeanne eût une âme, pour comprendre rien qu'une seconde combien elle l'aimait.
Dieu marque de son sceau les âmes qu'il se réserve comme sanctuaires de son amour.
”
Source : Gallica

Jules-Philippe Heuzey,  Le chemin sans but : roman (1919)

“ Tu es jolie... il est jeune.
— Tais-toi donc ! dit Florence en haussant les épaules. Je ne suis pas comme toi, je ne pense pas constamment à l'effet que je produis sur les hommes.
— Merci. Je n'y pense pas tout le temps non plus.
Seulement ces choses-là, cela se sent, et moi, il n'y a que cela qui m'amuse... Chacun prend son plaisir où il le trouve. — N'est-ce pas, Vivien, dit-elle à son beau-frère qui entrait au même moment, n'est-ce pas, que c'est votre théorie à vous aussi, qu'il ne faut faire dans la vie que ce qui nous amuse?
— Je n'ai pas dit exactement cela, reprend Lemire en riant.
”
Source : Gallica

Jules-Philippe Heuzey,  Lucie Félix-Faure Goyau : sa vie et ses oeuvres… (1918)

“ Le cœur, lui aussi, fait son apprentissage; dès le début de la jeunesse la souffrance l'introduit dans la vie. Il y a la souffrance qui vient des hommes, qu'apportent les événements, il y a les déceptions du cœur avide de se donner et qui choisit mal l'objet de son élection, il y a les souffrances que le monde appelle imaginaires, parce qu'elles ne frappent que les natures trop riches de sensibilité : souffrance de trouver la réalité inférieure au rêve, non pas à un rêve quelconque de bonheur humain, mais à l'idéal qu'on portait en son âme, sentiment douloureux du tout passe, tout lasse! ”
Source : Gallica

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