Albert Bessières

Élements biographiques

Albert Bessières L'amour, créateur et destructeur (1947)

« L'homme en tout ce qu'il aime, ne peut aimer que lui-même ou Dieu. Il n'y a que deux amours. » — « Tout se mérite même l'amour. Quitte-toi, et tu Me trouveras. » Il a fallu que Michel s'oublie et comme le veut l'Epître du mariage, se livre à la mort pour l'autre. Mais aujourd'hui il peut crier à l'être aimé : « Je t'aime. Pour les renoncements et les larmes que tu m'as coûtés, je t'aime ! » Et je vis et je suis heureux !
— Les joies de la famille, en effet, portent en elles un signe divin. Loin de diminuer avec le temps, elles sont comme les vins généreux que le temps affine.
Source : Gallica

Albert Bessières Les béatitudes et la civilisation (1943)

L'Eglise condamne le bellicisme, mais aussi le pacifisme; l'Eglise prêche les Croisades. Une paix qui piétine la justice, la conscience, toutes les valeurs humaines, est, pour l'Eglise, une paix pire que la guerre et l'Eglise canonise les martyrs qui ne voulurent pas d'une telle paix.
Le courage n'est pas, en effet, à hurler avec les loups, à s'allier à la victoire, à attendre d'être le plus fort pour libérer sa conscience. Le courage n'est pas à peser sa force mais son devoir, à se jeter tête baissée dans la mêlée, pour se replier au premier échec, mais à recommencer toujours.
Source : Gallica

Albert Bessières "Introïbo" (1939)

Elle n'a pas eu un cri de révolte, mais comme elle a compris les paroles que l'Eglise applique à la Mère de Dieu : « L'amertume de ton âme est comme la mer! » Pendant les premiers jours, elle n'a su que pleurer et dire son chapelet, où seuls les Mystères douloureux revenaient à sa mémoire. C'est comme si une haute vague amère l'eût submergée, ballottée, traînée sur les pointes aiguës d'invisibles rochers.
Puis, elle s'est rappelée la vision de la première messe : cet immense sillon hérissé de croix; sur ces croix, des prêtres dont le sang ruisselle ainsi que la semence des froments.
Source : Gallica

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