Jules Dupin

Élements biographiques

Jules Dupin Journal, 1905-1915 (1917)

Il y a une gradation : c'est moi qui dans Un rêve l'initie à l'amour de Dieu et de la nature ; c'est Elle qui à la fin, me force à mieux aimer la Beauté.
Alors vient la réalité ; et je chante ce que j'ai ressenti : l'hiver, le printemps, les diverses impressions de l'âme suivant les jours et les saisons ; j'exprime mon idéal d'amour: l'amour éternel, l'absorption de tout l'être par l'être aimé ; l'adieu qui me rend meilleur ; la prière qui doit nous unir à chaque heure ; l'avenir qui n'existe pas depuis que j'aime ; le passé qui consacre l'amour; l'oubli de soi par le don de soi-même.
Source : Gallica

Jules Dupin Journal, 1905-1915 (1917)

« La terre, l'océan, le ciel sont des milliers de voix. Les écouter, les surprendre dans leur expression la plus aiguë, la plus pénétrante ; les transposer, transposer l'univers ; car elles sont, ces voix, tout ce qui est, vit, se meut, aime, agit, s'efforce, rayonne et resplendit ». Voilà ce que dit le traducteur de Schumann dans sa préface et comme il dit vrai !... Merci, mon Dieu, je viens d'avoir en ce jour un quart d'heure d'enthousiasme, de bonheur vrai, de communion avec la divine Poésie, qui est faite de Vous, et pour ce quart d'heure j'aurais donné beaucoup !
Source : Gallica

Jules Dupin Journal, 1905-1915 (1917)

Cette lande est l'image de quelque rêve fané, de quelque espoir enfoui dans un linceul gris de mélancolie désespérante... et j'ai peur d'avoir mon âme semblable à cette lànde ! Mon Dieu, gardez-moi comme les épis d'or des plaines riantes, comme les rives ensoleillées des bords maritimes, comme les coteaux débordants de genêts d'or et de bruyères roses ; écartez de mon âme la désespérance des landes dévastées.
Oh ! Ces spectacles d'une tristesse qu'on n'oubliera jamais !
. Dieu donne à chaque cœur un germe d'Eternité qu'il est du devoir des parents de faire germer.
Source : Gallica

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