Gabriel Sarrazin, L'inspirée (1910)
“ Julie se leva à son tour, et, lui prenant les mains, la regarda longuement de ses tendres yeux de sœur. — « Il n'y avait pas en effet d'autre issue, ma pauvre chère, » dit-elle. « Ta décision, je l'avais pressentie. Bien qu'irrévocablement prise, elle t'a coûté, et tu en souffres encore, je le vois... Console-toi, car, — tu l'as dit toi-même, — il sera consolé ! » — « Mais l'autre, celui qui s'en est allé pour toujours... », reprit Edith, qui se mit à fondre en larmes. « Ne va-t-il pas se voiler la face, là-haut? Se peut-il faute plus grave que d'être infidèle à la mort? » ”
