Jean Dornis,
Essai sur Leconte de Lisle
“ Ce qu’ils recherchent, parmi les fumées du rêve, c’est l’oubli de l’existence telle qu’elle est. Créole, cette fois, par la sobriété qui lui fait boire de l’eau et se nourrir au besoin d’une poignée de riz, Leconte de Lisle, ici encore, apparaît semblable à ces hommes particuliers : il s’enivre, lui, de poésie. Dès qu’il a touché à cette ambroisie, un monde idéal s’ouvre devant ses yeux extasiés. La Beauté, la Vérité, la Justice, traversent ses songes avec des visages divins : dans de telles contemplations, il a oublié les misères de la vie, le monde, et lui-même. ”

