Emmanuel Des Essarts,
Les voyages de l'esprit...
(1869)
“ Nul poëte n'est plus doux et plus tendre; aucun n'est au besoin plus farouche et plus énergique. Il a connu la grâce des mœurs rustiques; il en a su toute la rudesse. Il a compris toutes les tendresses de l'amour; il en a compris aussi toutes les violences. Et tandis que d'autres plus grands ont élevé la nature humaine à l'idéal, Théocrite nous a montré la nature humaine tout entière dans ses harmonieux contrastes, et, par son exemple difficile à suivre, il nous a prouvé que le vrai rehaussé par l'art, quoique à peu près séparé de l'idéal, pouvait devenir l'égal du Beau. ”

