Félicie Houry

Élements biographiques

Félicie Houry,  L'esprit de toutes choses (1873)

“ Demandons cette pluie divine ; sollicitons-la avec ferveur. Un travail en nous s'opère comme celui de l'arbre, alors qu'arrive le printemps; la prière, l'amour de Dieu, la lutte, voilà ce qui fait sortir ce feuillage nouveau ; il frémit et s'agite sous le souffle de la grâce dans l'atmosphère intérieure qui enveloppe notre âme : chacune de ces branches de l'arbre planté par Dieu au fond du cœur, a le nom d'une vertu ; et toutes s'animent et grandissent; les unes rapidement, les autres avec lenteur sous le rayon de l'Esprit-Saint, soleil invisible de l'âme. ”
Source : Gallica

Félicie Houry,  L'école méditative, surnumérariat des députés (1874)

“ Seigneur, Seigneur, je veux vaincre la haine, aidez-moi, apaisez ce qui s'agite en moi, et ranimez l'amour fraternel dans mon coeur. Ah ! celui qui aime Dieu s'enveloppe dans son amour, et en Lui s'éteint la haine. Oh ! ce combat contre soi-même, dans la solitude, est beau ! et lorsque l'athlète-penseur rencontrerait son ennemi, non-seulement sa parole serait bienveillante, mais le coeur lui-même serait rempli d'amour fraternel.
Si l'un des représentants du peuple se sent peu disposé à combattre la haine, qu'il le fasse alors pour la nation, il le faut absolument.
”
Source : Gallica

Félicie Houry,  L'esprit de toutes choses (1873)

“ Le lierre est souple comme la tendresse, et il a aussi dans son feuillage un peu de la fermeté du myrte et de ses teintes sombres.
Le myrte est l'emblème de l'amour-puissance, de l'amour-vertu, l'amour tiré de Dieu. La rose est le symbole des amours éphémères ; elle s'effeuille aisément, plaît au regard; mais la vue du cœur ne peut pas la saisir. Le myrte a de la consistance; mais le voit-on s'attacher comme le lierre? même dans la physionomie de ce mot myrte on respire l'amertume... les larmes sont ce qui forme l'amour, qui n'est pas d'essence terrestre.
”
Source : Gallica

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