Émile Lepelletier

Résumé

Émile Lepelletier Les violettes : poésies (1851)

Dieu, ce. n'est pas pour moi la vaine théorie, La pure abstraction de la philosophie : Dieu, c'est l'âme du monde ; et la Divinité, C'est l'ordre, la grandeur, l'éternelle beauté.
Dieu, c'est le grand concert de toute la nature ; C'est la brise qui chante et l'onde qui murmure.
Dieu, c'est la voix des flots et la splendeur du ciel, C'est l'orbe se mouvant dans un cercle éternel,
C'est l'Océan qui dort dans un repos sublime, C'est le lac pur et bleu, c'est le profond abîme, C'est du flambeau des nuits l'éclat mystérieux, C'est l'haleine du soir courant dans mes cheveux
Source : Gallica

Émile Lepelletier Les violettes : poésies (1851)

Parfum. qui s'envole, Que nulle corolle Ne peut retenir.
Ce nom que l'on aime, C'est le mot suprême De nos jeunes ans; C'est la poésie, C'est la fleur choisie De notre printemps.
Ce nom, c'est la trace, Qui brille et s'efface, D'un trop court bonheur ; C'est un son de lyre Qui dans l'air expire, Et qu'on suit du cœur.
Ce nom, c'est une ombre Qui, dans la pénombre De nos jours passés, Radieuse et blanche, Parait et se penche Sous nos fronts glacés
Ce nom, c'est le rêve Que,le cœur achève Quand il n'en fait plus ; C'est la fleur fanée, La larme donnée Aux beaux jours perdus!
Source : Gallica

Émile Lepelletier Les violettes : poésies (1851)

On entend la voix de chaque être, Et l'on distingue ses accents; Mais l'âme seule peut connaître Ces bruits qui ne vont point aux sens.
C'est la voix de toute la terre, C'est le chant d'amour éternel.
L'hymne que la nature entière Fait monter chaque soir au ciel.
L'herbe dit : « Que dans la vallée, Seigneur, tombe un rayon vermeil, Pour que chaque plante étiolée Se ranime au prochain soleil. »
L'oiseau dit : « Qu'un épais feuillage, Seigneur, couvre toujours les nids, Pour que du vent et de l'orage Il garantisse nos petits. »
Source : Gallica

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