William Shakespeare,
La Tempête
(1623)
“ PROSPERO — Va, tu es mon charmant Ariel ! Tu me manqueras bien, — et pourtant tu auras ta liberté : oui ! oui ! oui ! — Va au vaisseau du roi, invisible comme tu l’es : — tu y trouveras les matelots endormis — sous les écoutilles. Réveille le patron — et le bosseman, et entraîne-les ici, — sur-le-champ, je t’en prie. ARIEL — Je bois l’air devant moi et je reviens — avant que ton pouls ait battu deux fois. Sort Ariel. GONZALO — Les tourments, les tracas, les miracles, les vertiges — habitent tous ici. Qu’une puissance céleste nous guide — hors de ce terrible pays ! ”
