Résumé

Ferdinand Gibory Mémoires d'une diablesse, par Ferdinand Gibory… (1851)

Diana m'est chère entre toutes les femmes ; le jour où je serai son époux sera le meilleur de mes jours ; et cependant, depuis ce fatal dîner, c'est Arièle que je vois, c'est d'Arièle que je rêve... Ses yeux, son sourire, sa voix, tout en elle me charme, m'enivre... et quand j'évoque Diana, c'est Arièle qui m'apparaît.
— Je suis en proie à la même fascination ; ce que vous sentez, Arthur, je le sens aussi ; ce que vous éprouvez, je l'éprouve ; ce que vous redoutez, je le crains. Frère, puisque nous souffrons tous deux, tâchons de nous guérir ensemble.
Source : Gallica

Ferdinand Gibory Mémoires d'une diablesse, par Ferdinand Gibory… (1851)

Edward sut adresser à Lucy de si douces paroles, Arthur se montra si galant pour Diana, que Lucy et Diana en furent transportées de joie, et déployèrent aux yeux de leurs amants des facultés jusqu'alors incultes et latentes....
La femme est si forte quand elle aime, quand elle se sent aimée sans réserve, ou lorsqu'elle ressaisit son empire un moment compromis !
Jamais la voix de Lucy ne fut plus harmonieuse ; jamais les yeux de Diana ne furent plus expressifs. Arièle avait le sourire sur les lèvres et la rage dans le coeur...
Source : Gallica

Ferdinand Gibory Mémoires d'une diablesse, par Ferdinand Gibory… (1851)

Diana, Lucy, vous êtes deux âmes fidèles; je bois à votre prochaine union!
Arthur répondit en ces termes :
Et moi, bonne, excellente Arièle, au nom d'Edward, de sa fiancée et de la mienne : je bois à notre meilleure amie !
A Arièle de Valenfer !..
Puisse cette perle de France rester à jamais attachée aux rochers de la vieille Angleterre!...
Le baronnet voulut aussi ajouter son mot, mais il retomba lourdement sur sa chaise, en balbutiant : A Butterfly!..
A Tom Lynx!.. reprit Arièle.
A Tom Lynx!.. Chacun vida son verre, et le baronnet donna le signal de la retraite.
Source : Gallica

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