Résumé

Robert Bage L'Homme comme il n'est pas. Tome 2 (1811)

Miss CAMPINET fut la première à qui il osa adresser son hommage. Sa douce ur angélique ne lui permettait pas de mortifier personne, pas même sir Philippe. Il l'avait regardé avec tout l'amour que des yeux tels que les siens pouvaient exprimer , et il avait eu la hardiesse d'essayer de lui témoigner son admiration par quelques mots insignifiants. Elle lui avait permis de la reconduire jusqu'à sa voiture, et une fois il avait eu l'honneur de danser avec elle. Tant de bonté avait tourné la tête au pauvre baronet, et la divinité de Grondai déroba son coeur.
Source : Gallica

Robert Bage L'Homme comme il n'est pas. Tome 2 (1811)

M. Hermsprong n'habite pas la même maison : sa délicatesse lui en fait une loi. Je ne puis nier, milord, l'estime que m'inspire un homme dont le caractère a l'approbation générale , ni oublier qu'il a exposé sa vie pour sauver la mienne. Je regrette l'inflexibilité de sa conduite avec vous; je ne puis l'excuser à cet égard ; à tout autre , il obtiendrait voire estime , s'il vous était mieux connu. Mais quelques soient mes sentimens secrets , ils ne s'opposeront jamais à mes devoirs
Source : Gallica

Robert Bage L'Homme comme il n'est pas. Tome 2 (1811)

M. HERMSPRONG ne revint que deux heures après; miss Campinet et miss Fluart avaient été faire leur promenade du soir; il les rejoignit: sa phisionomie n'avait plus la même expression de gaîté ; il paraissait triste et préoccupé; miss Campinet lui dit avec plus d'intérêt qu'on n'en met ordinairement à cette question : vous n'êtes pas bien , monsieur !
— Je ne suis pas malade, à moins qu'on ne le soit, lorsque l'âme souffre.
Source : Gallica

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