Résumé

Robert Bage Anna Bella, ou Les dunes de Barham… (1810)

« Et ce sont là, Lucy, les seuls et vrais sentimens que votre coeur vous dicte ? »
– « Ce sont ceux, au moins, que me dicte la prudence, dit-elle. »
– « Cette prudence est infernale : ou plutôt, quel mauvais génie s'est emparé de tes lèvres ? Ce ne peut être ma Lucy qui me parle. »
Elle se leva en colère. « – Voici un essai de ce que j'aurais eu à souffrir tous les jours de ma vie. »
– « J'en fais aussi un cruel essai, Lucy, qui m'accable et me désespère. »
– « Ces hommes, dont l'ame est si susceptible de sensibilité, sont ceux avec lesquels il est le plus difficile de vivre. »
Source : Gallica

Robert Bage Anna Bella, ou Les dunes de Barham… (1810)

« Chassez – nous, papa, dit Peggy ; l'inspecteur des pauvres sera obligé d'avoir soin de nous, et une maison de travail, avec l'ame satisfaite, est préférable, à mon gré, au faste de la grandeur, avec le poison dans le coeur. »
– « Bon Dieu ! bon Dieu ! a-t-on jamais été aussi impudente ? Une maison de travail ! »
« Mon cher papa, dit Anna Bella se jetant aux genoux de son père, pardonnez à ma soeur Peggy ; c'est sa pitié pour moi qui l'emporte au-delà de son bon caractère ; elle sait que mon mariage avec lord Winterbottam ferait le malheur de mes jours, cher papa. »
Source : Gallica

Robert Bage Anna Bella, ou Les dunes de Barham… (1810)

La générosité consiste-t-elle à ne consulter que votre seul intérêt, vos seuls désirs, peut-être vos besoins ? »
– « Mes besoins ! miss Whitaker ! »
– « Vos besoins, milord. Un homme de l'importance de votre seigneurie ne peut même se ruiner sans qu'on l'ignore.
– « Damnation ! s'écria milord ; et, après quelques autres imprécations :
Si je connaissais l'homme qui m'a ainsi calomnié je lui couperais la langue »
– « Mais, milord, si c'était une femme pourvue de tant de milliers de langues, que toute votre prouesse n'y pût suffire ? »
Source : Gallica

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