Résumé

Portrait de Isabelle de Montolieu Isabelle de Montolieu Raison et sensibilité, ou Les deux manières d'aimer… (1828)

Les yeux de Maria étaient attachés sur lui et sur chacun de ses traits; on voyait son émotion, qui s'augmentait à mesure que le cavalier approchait. Enfin, levant ses mains jointes au ciel, elle s'écria tout-à-coup avec ravissement : C'est lui, c'est bien lui, je le reconnais ; qui serait-ce que mon Willoughby ? et quittant le bras de sa soeur, elle courut à sa rencontre. Elinor la suivit plus doucement, en lui criant : Arrêtez ! Maria ; que faites-vous ? Vous vous trompez, ce n'est point Willoughby; ce cavalier n'est pas aussi grand, il n'a pas du tout sa tournure.
Source : Gallica

Portrait de Isabelle de Montolieu Isabelle de Montolieu Raison et sensibilité, ou Les deux manières d'aimer… (1828)

Le colonel Brandon seul fit peu d'éloges, mais il avait l'air ému, touché. Maria le remarqua au son de sa voix, lorsqu'il lui fit un léger compliment, et lui en sut plus de gré que s'il avait exprimé, comme les autres, un ravissement exagéré et sans goût ni connaissance de l'art. Elle vit : qu'il aimait réellement la musique pour la musique elle-même; et s'il n'y mettait pas l'enthousiasme qui pouvait répondre au sien, elle n'en accusa que son âge. Il sent encore, disait-elle à sa soeur, le charme d'une bonne musique, mais il n'en est plus transporté comme on l'est dans la jeunesse
Source : Gallica

Portrait de Isabelle de Montolieu Isabelle de Montolieu Raison et sensibilité, ou Les deux manières d'aimer… (1828)

MADAME Dashwood ne fut pas du tout surprise en voyant entrer Edward. Dans son opinion, rien n'était plus naturel que sa visite à Barton, elle l'était bien plus qu'il n'y fût pas encore venu ; aussi le reçut-elle avec de telles expressions de joie et d'amitié, que sa réserve et sa froideur ne purent tenir contre un tel accueil. Elles avaient déjà diminué avant d'entrer dans la maison, la manière toute naturelle d'Elinor l'avait un peu ranimé ; celle de madame Dashwood si bonne, si amicale, le mit entièrement à son aise.
Source : Gallica

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