Résumé

Louis Marie, ou Les Hollandoises. Tome 1 (1814)

Non, s'ils se croyent heureux, c'est le faux bonheur qu'ils possèdent. Malheureux! ils accusent à tort le monde, il renferme le bonheur véritable, puisque Hermacinthe et Marie peuvent le donner si bien.
Je connois cependant un défaut à ma soeur, elle est inaccessible à l'amour, et le sera toujours. Fière, originale, d'une vertu parfaite, d'un esprit profond, elle ne trouvera jamais personne digne d'elle ; elle est toute entière à l'amitié.
Il faut savoir tout ce que lui durent nos bons parens jusqu'à leur mort, tout ce que Marie et moi lui devons, pour connoître véritablement cette passion.
Source : Gallica

Louis Marie, ou Les Hollandoises. Tome 1 (1814)

Oui, quoique si jeune, quoique en proie à une sorte de délire, je sens plus que jamais que notre bonheur est circonscrit dans nos devoirs. Eh ! comment cela seroit-il autrement ? Nos devoirs ne comprennent-ils pas nos plus chères affections, ce que nous devons à nos parens et aux malheureux ? Mon devoir est de trouver mon bonheur dans mon époux, et je sens que cela sera toujours. Quand il cesseroit de m'aimer, quand il cesseroit d'être aimable, cesseroit-il d'être l'homme estimable, le bon Jules, l'ami de mon enfance, mon compagnon unique, et, pour tout dire en un mot, le frère d'Hermacinthe?
Source : Gallica

Louis Marie, ou Les Hollandoises. Tome 1 (1814)

MON ami, tout m'annonce l'approche du bonheur. Marie, la céleste Marie, celle que je n'approchai jamais sans la plus vive émotion, s'abandonne à cette modeste et séduisante allégresse qui part de l'âme, qu'elle seule sait exprimer si bien !
J'ai beaucoup de choses à l'écrire : je suis si rempli de mon bonheur, il m'environne de tant de douces sensations, que, si je pouvois seulement ne plus quitter Marie, je ne concevrois pas comment je pourrois être plus heureux par la suite. Elle me cherche sans le vouloir, et me trouve aisément.
Source : Gallica

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