Résumé

Gustave Laverderie par M.-J.-M. (1831)

Plus d'une fois Gustave eut envie d'ouvrir aussi son coeur à Valmore ; il se reprochait de ne pas lui rendre confiance pour confiance, de lui cacher cet amour qui le touchait en quelque sorte de si près ! Mais il craignait de lui inspirer une injuste défiance ; il craignait de créer lui-même des obstacles à la seule jouissance qu'il osât ambitionner ; il ne se sentait pas la force de renoncer à la présence de Laure, et s'imaginait déjà voir mille ennemis s'élever pour lui ravir ce bonheur imparfait au moment où il divulguerait combien il y attachait de prix.
Source : Gallica

Gustave Laverderie par M.-J.-M. (1831)

Le coup d'oeil avide dont il embrassait à la fois ses traits, sa taille, sa démarche, ses petits pieds, ses jolies mains, les habits noirs dont elle était vêtue, sa physionomie qui portait l'empreinte de la mélancolie, ses yeux baissés qu'il brûlait de voir se lever sur lui !.... Ils se levèrent enfin, et, malgré l'état où se trouvait Gustave, Laure le reconnut à l'instant ; une vive rougeur parut sur son visage, mais elle pâlit aussitôt; ses genoux fléchirent, et madame de Santa-Croce, qui lui avait donné le bras jusque-là, la posa complètement évanouie sur le lit de Gustave.
Source : Gallica

Gustave Laverderie par M.-J.-M. (1831)

Il y a un instinct conservateur qui manque rarement à l'homme, et qui l'attache à la vie par ses projets, par ses chimères, même par ses regrets, lorsqu'il ne peut y tenir par ses espérances et les biens qu'il possède. En recouvrant une plus grande vivacité d'imagination, Gustave sentit plus amèrement peut-être qu'auparavant, la douleur d'avoir perdu ses bons parens, mais il se plaisait dans cet hommage qu'il rendait à leur mémoire
Source : Gallica

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