Résumé

Labenette Les Dix-sept mariages, ou la Colonie du bonheur… (1805)

Florise me plait davantage; je la préfère à tout ce que les dieux peuvent entreprendre pour la félicité des hommes. Son caractère est entièrement conforme au mien ; de sorte qu'en l'aimant, c'est moi que j'aime, et il n'y a pas d'apparence que je me devienne infidèle.
Voilà l'avantage qu'il y a, mon cher Forbach, de s'attacher à des personnes qui nous ressemblent ; on est sûr, en travaillant à leur bonheur, de faire soi-même le sien. Mademoiselle d'Orsan n'a tant d'empire sur votre ame, que parce que c'est vous que vous voyez en elle.
Source : Gallica

Labenette Les Dix-sept mariages, ou la Colonie du bonheur… (1805)

Nous vous ménageons une jouissance qui n'est faite que pour une ame comme la vôtre. Incessamment nous y prononcerons aux pieds des autels le serment de nous être fidèles et de nous aimer toujours.
Adieu Florise, ma tendre, ma toute amie ; je pars le plus heureux des hommes. — Et moi, mon cher d'Urfé, je vous laisse le maître de ma destinée.
Voilà, mon amie, ce qui vient de se passer entre le vicomte et moi. Je suis dans un ravissement qui tient du délire! Je ne vois pas ce qui te reste à faire pour me rendre plus heureuse; je soutiens qu'il n'est pas possible de l'être davantage
Source : Gallica

Labenette Les Dix-sept mariages, ou la Colonie du bonheur… (1805)

Quelle douce philosophie! Que vous méritez bien tous les noms qu' on vous donne ! Vous remplacez les chaînes de la servitude par les liens de l'amitié, par l'union la plus sainte! Vous, ne voulez plus que Dumont, que mon ami vive dans la dépendance; et, pour lui en ôter l'idée, vous voulez qu'avec son épouse il prenne un appartement à côté du vôtre...! Vous voulez, enfin qu'ils vous appellent leur fille, et qu'Alexis reconnaisse en vous sa soeur...! Hé bien, Célestine, soyez contente, tous vos voeux sont remplis : Dumont et sa compagne respirent le bonheur dans
votre château
Source : Gallica

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