Clotilde-Marie Collin de Plancy

Résumé

Clotilde-Marie Collin de Plancy Un Homme, par Mme Collin de Plancy… (1832)

« Qu'aurait pu faire une femme dans un cas pareil? disait-elle; nous ne pouvons que gémir ; et quelle que puisse être sa tendresse, quelle femme trouverait le courage de proclamer ainsi publiquement les sentimens de son coeur?
« — Il me semble que pour une femme modeste et telle enfin que doit être une femme, il serait plus facile de mourir que de rêvéler ainsi le secret le plus cher et le plus intime qu'elle puisse avoir, » dit madame Villmer.
« — Le pensez-vous ainsi, Clémence ? dit Armand.
« — Sans doute ; » et elle s'arrêta, effrayée du regard que son frère avait jeté sur elle.
Source : Gallica

Clotilde-Marie Collin de Plancy Un Homme, par Mme Collin de Plancy… (1832)

Ce n'avait pas été sans de longs combats que Dernange avait cédé aux voeux de ses amis. Les plaisanteries d'Alfred, les raisonnemens du vieux M. Distel, l'amour d'une cause pour laquelle son père avait péri, les sollicitations de madame Dormont, avaient eu même bien moins d'empire sur lui que le temps. Henri voyait que chaque jour il se rendait plus coupable envers madame Villmer ; il croyait à son indulgence; mais il sentait que cette indulgence même lui serait un reproche. Il craignait l'amertume qu'Armand pourrait mettre à lui demander compte de son silence et de ses retards.
Source : Gallica

Clotilde-Marie Collin de Plancy Un Homme, par Mme Collin de Plancy… (1832)

Henri joignait à une figure mâle et fière tout ce qu'une belle taille peut donner d'imposant à un homme. La douceur de ses regards tempérait le feu qui brillait dans ses yeux, et le sourire le plus aimable adoucissait l'expression un peu dédaigneuse de sa figure.
On voyait dès le premier regard que Clémence était grande, bien faite, que ses mouvemens étaient nobles et gracieux, que ses longs cheveux blonds et brillans ombrageaient un front du blanc le plus pur
Source : Gallica

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