Résumé

M.-R. Du Saule Daria, par Mme la Bonne M.-R. Du Saule (1836)

DARIA. 57
si solitaire; sans doute il y a des femmes plus belles, mais aucune d'elles ne saura t'aimer comme moi. Il est des sentimens, une manière d'aimer, que les gens heureux ignorent, et qui les effraieraient. Ne me fais pas regretter de t'avoir placé dans ma pensée comme dans mon coeur, au-dessus de tout ce qui respire. Mon bon père me disait : Ida, mon enfant, crains les hommes; ils sont tous faux ou trompeurs pour ton sexe.
Source : Gallica

M.-R. Du Saule Daria, par Mme la Bonne M.-R. Du Saule (1836)

Pauvre Georgette, si le hasard ne m'eût conduit à ta chaumière, tu serais restée flétrie par l'ami de ton enfance, délaissée par tes compagnes, humiliée par tous les habitans de ce village, dont la plupart t'avaient vu naître, et quicependant n'auraient vu que ta faute sans se rappeler tes vertus premières, et toutes les heureuses qualités que chaque mère t'enviait pour sa fille. Au hameau, comme à la grande ville, voilà le monde, il jette à pleines mains ses injustes anathèmes sur un être faible et sans défense, trop timide pour se relever
Source : Gallica

M.-R. Du Saule Daria, par Mme la Bonne M.-R. Du Saule (1836)

Il était d'ailleurs fort rare qu'elle vînt visiter sa nièce, qui du reste ne désirait pas sa présence; car jamais elle ne la fit appeler au parloir, où nous allions habituellement recevoir nos parens, sans que la pauvre enfant revînt parmi nous les yeux rouges de pleurs qu'elle cherchait pourtant à nous dissimuler; car rien n'est plus fier que Daria. Elle ne se plaint jamais; elle paraît même résignée à son sort en présence des personnes étrangères.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature