Résumé

M.-R. Du Saule Les Confessions d'une femme du siècle… (1846)

Eh quoi! s'écria ma mère, cédant à ses pressentiments, je n'ai pu la garantir de mon sort : c'est un homme de cour, un grand seigneur, un homme au coeur plombé, sur lequel tout glisse, qui ne portera dans la couche nuptiale que les soucis causés par l'ambition... qui s'endormira près de ce corps frais en calculant ses chances de fortune du lendemain !
A quelques jours de là, j'aperçus le petit oncle au cercle de la reine, et comme il vit que je le considérais avec attention, il s'approcha de moi; puis au beau milieu de notre causerie, il me dit : — savez-vous déjà que l'on vous
marie?...
Source : Gallica

M.-R. Du Saule Les Confessions d'une femme du siècle… (1846)

C'est un homme sévère, voyez-vous, malgré que sa fille soit bien la plus brave de tout le canton, il se défie toujours ; ma foi si elle est la plus sage, elle est aussi la plus belle, et puis, çà à été si bien éduqué; oh! il faudrait bien pour les pauvres qu'elle reste dans notre pays, personne ne les soulagera comme elle. M. Hilaire est bon aussi, car toute petite c'est lui qui l'a dressée à tout cela, et avant qu'elle n'eût ses béliers, il portait le panier et marchait toujours à côté d'elle ; mais il n'a pas comme sa fille une voix douce et consolante, il n'a pas non plus son visage d'ange.
Source : Gallica

M.-R. Du Saule Les Confessions d'une femme du siècle… (1846)

Si Caston ne peut l'épouser, où trouvera-t-elle assez de force pour repousser ses caresses et son amour?... Caston est beau, son coeur est
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d'autant plus ardent qu'il aime pour la première fois. De grand seigneur il se fera berger, car l'amour est un maître absolu qui prête à toutes les formes. Et puis je me surprenais à envier le sort de Marie ; et qu'importe? me disais-je, les malheurs qu'il adviendra ! Vivre tout un jour à deux, c'est avoir assez vécu : mieux vaux s'ensevelir dans la fraîcheur de ses illusions, que de survivre à leurs ruines.
Source : Gallica

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