Jean Lander, A Paris et en province, types et portraits… (1862)
“ La voix aigre de Catherine la paralyse. Et puis, elle est pauvre, et gagne là son pain. Catherine se fait servir par elle, et, comme, c'est une cousine, elle ne la paye pas, elle la nourrit seulement. Elle élève sa nièce orpheline et fait son éducation. Quant à elle, sa jeunesse s'est passée à rêver qu'elle se mariait richement; et lorsqu'elle a reconnu que, dans sa petite ville de province, elle n'épouserait qu'un homme de sa classe, elle a bravement quitté son père, sa mère et ses frères, pour venir à Paris, où elle connaissait, par relations de famille, des hommes riches et bien posés. ”
