Thérèse-Alphonse Karr, Contre un proverbe, par Mlle Thérèse Alphonse Karr (1865)
“ Là était assis, sur un banc, un homme âgé, à l'aspect sauvage, et dont la chevelure blanche contrastait étrangement avec le visage brun foncé. Louise, à genoux devant lui, appuyait le front sur son sein ; le rude vieillard caressait, avec une tendresse touchante, ses cheveux brillants. Henri, qui était pourtant un collégien intrépide, fut saisi d'une timidité qui ne lui permit ni d'appeler sa soeur, ni de l'approcher. Il revint en courant à la charmille : — Sur le banc du petit bois, il y a un brigand ou un bohémien ; Louisette est à genoux près de lui, et elle a l'air de pleurer. ”
